5. Amour Matagne

Amour Matagne a d'abord appris la musique avec Georges Lorent et Arthur Flandre au début des années 1960. Plus tard, il a complété sa formation en suivant les cours de l'académie de musique à la trompette. De 1962 à 1968, il a fait partie de l'orchestre de bal "Les Mercenaires", qui comprenait aussi d'autres musiciens de Fraire : Raymond Blavier au chant et Robert Debois au saxophone alto et à l'accordéon. A la fin des années soixante et pendant les années septante, il a également fait partie avec Jean-Marie Piérard de l'harmonie de Châtelet et des Fanfares de Samson-Brumagne, conjointement à la fanfare de Fraire. CSOR au service militaire, il y a acquis le sens et le goût de la conduite et de la gestion de groupe.
Amour a repris la direction de la fanfare en 1979 à la suite de la démission de Georges Lorent, et a lui-même laissé la place de chef à Eric Set-Marie lors de la Sainte-Cécile 2004, tout en continuant de jouer l'alto au sein de l'harmonie.

1979. Le comité de la musique, toujours conduit par Eugène Revers, devient de plus en plus solide et efficace. Mais des ennuis de santé obligent Georges Lorent à donner sa démission. A la demande du comité, la direction est reprise par Amour Matagne, qui, dans la lignée des deux chefs précédents, veut absolument faire quelque chose de la société.

Le 16 juin 1979, un concert à Fraire comporte les morceaux suivants : "Them Basses" de Huffine, "Summertime" de Gershwin, "Brasil" de Barosso, "Moon over Naples" de Bert Kaempfert, "Gladiator" de Sousa, "Serenade for Michel" de Van Delft, "Trish-Trash Polka" de J. Strauss, "Moonlight Serenade" de Glenn Miller, et "76 Trombones" de M. Wilson.

1979 marque le 125e anniversaire de la marche Saint-Pierre de Morialmé. La fanfare de Fraire y accompagne le groupe des Vétérans.

En 1980, la fanfare participe au cortège de la « Fête de la Bière » à Wieze. Sur place, Amour dirigera la société locale pour l'exécution d'« Alte Kameraden ».

Le Raclos (*) en musique

C'est en 1980 que la décision est prise de créer une fête annuelle de la musique à Fraire, regroupant d'autres fanfares, qui viennent jouer en échange d'un concert de Fraire chez elles, que l'on appela le « Raclos en musique », car elle a lieu lors de la dernière ducasse de l'année, c'est-à-dire au Raclos. Cette décision fut déterminante pour la vie de la musique de Fraire, qui se retrouva avec un nombre impressionnant de contrats de concerts chaque année, et qui dut, de ce fait, abandonner une grande partie de ses défilés et marches de l'Entre-Sambre-et-Meuse. Le nombre de musiciens augmenta encore : ils sont maintenant une bonne quarantaine d'assidus.

A partir de ce moment, les morceaux de défilés sont choisis d'un niveau de plus en plus haut. Les morceaux simples des débuts sont petit à petit remplacés par des marches classiques réputées difficiles. Des belges ("Marche des Parachutistes", "Marche de la Gendarmerie"...), des allemandes ("Alte Kameraden", "Sous l'Aigle double"...), des françaises ("Sambre et Meuse", "La Marche lorraine"...), des anglaises ("On the Quarter Deck", "Colonel Bogey"...) et des américaines (beaucoup de marches de Sousa, etc.).

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1981. Le 11 octobre, la fanfare participe au concours de classement organisé par la F.M.N.L. (Fédération Musicale Namur Luxembourg) et accède à la Deuxième division, deuxième section, avec distinction (86 %).

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1983 ou 1984. Inauguration du nouveau terrain de football au quartier du « Vivy », accompagnée par la fanfare L'Union et, semble-t-il, par une délégation de la marche Saint-Ghislain.

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(*) Le terme "Raclos" se rencontrant écrit de trente-six façons différentes (raclos, raclot, raclo, racros, etc.), nous avons opté pour l'orthographe "Raclos", en nous basant sur l'étymologie assez généralement admise "refermée" ("reclose") en parlant de la période festive d'une année. Bien que l'on trouve dans le Littré de 1875 le nom commun "raccroc" utilisé localement au XIVe siècle pour "fête réunissant un village".